Le christianisme et l’astrologie sont-ils compatibles ?

Un chrétien peut-il croire aux prédictions des étoiles ?

Les planètes et les astéroïdes ont pour la plupart été nommés avec les noms des dieux de la mythologie grecque et romaine. Or, bien que l’astrologie parle inévitablement des dieux, nous devons faire la différence entre astrologie et religion.

Condamnation de l’astrologie par l’Eglise

Dans les temps anciens lors des synodes et des conseils, comme celui de Braga en 561, l’Eglise a proscrit le culte de l’astrologie.

Celle-ci a fermement condamné et rejeté tout ce qui concerne la divination, le spiritisme et la culture de vaines croyances. Cette dernière a rappelé que le monde a été créé par Dieu et est régi par des lois naturelles de la Providence.

Parmi les diverses formes de divination, la Bible énonce ce qui suit :
Citation > «Toutes les formes de divination sont à rejeter : recours à Satan ou aux démons, évocation des morts ou autres pratiques supposées à tort  » dévoiler  » l’avenir. La consultation des horoscopes, l’astrologie, la chiromancie, l’interprétation des présages et des sorts, les phénomènes de voyance, le recours aux médiums recèlent une volonté de puissance sur le temps, sur l’histoire et finalement sur les hommes en même temps qu’un désir de se concilier les puissances cachées. Elles sont en contradiction avec l’honneur et le respect, mêlé de crainte aimante, que nous devons à Dieu seul…». (Dt 18, 10 ; Jr 29, 8)

L’Eglise assimilait donc l’astrologie à un caractère dangereux. C’était presque comme croire en une autre religion ou adresser ses prières vers un autre dieu.

Les chrétiens ne respectant pas ce dogme étaient sévèrement condamnés pour trahison, tromperie et mensonge contre l’Eglise catholique.

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Des pratiques en contradiction avec la foi

Au Moyen-Âge, l’Eglise catholique montre que les hommes croyant en l’astrologie cachent une volonté de puissance dangereuse.

En effet, seul Dieu peut lire l’avenir pour l’Eglise. Vouloir connaître l’avenir, c’est vouloir être comme Dieu. Le rôle du chrétien est donc, au contraire, de confier à la Providence divine sa vie, faire confiance à Dieu en tant que Père qu’il est.

Accepter que quelqu’un peut prédire l’avenir avec une certitude absolue, c’est nier la liberté dans laquelle Dieu nous a créés.

Il faut se rappeler que la foi des catholiques n’est pas guidée par des opinions privées, mais par le magistère de l’Eglise.

Une prédétermination de l’avenir à l’encontre du libre-arbitre

La fondation d’opposition ecclésiastique à l’astrologie est en réalité la question du libre arbitre contre prédétermination.

L’astrologie, en prédisant l’avenir, limite la liberté de choix de l’âme humaine.

Or, si l’on utilise des pratiques de consultation astrologiques ou horoscopes pour penser sérieusement à ce sujet, c’est commettre un péché de superstition (on peut même atteindre l’idolâtrie).

De même, si on consulte son horoscope par curiosité ou plaisir comme un passe-temps futile, ce désir deviendra progressivement dangereux pour la vraie foi des chrétiens.

Dans les deux cas, croire en son signe astral c’est aller à l’encontre de sa foi catholique.

Pour résumer, les hommes qui croient que Dieu est Providence admettent que tout ce qui arrive est prédit par Dieu. Ils n’ont donc pas besoin de l’astrologie. Prêcher l’astrologie, c’est pécher aux yeux de Dieu, et donc de la foi chrétienne. Astrologie et christianisme ne sont ainsi pas compatibles au regard de l’Eglise catholique.

Cependant, de plus en plus de fidèles consultent des voyants pour des problèmes personnels, des maladies, des conflits ou simplement par curiosité de l’avenir. Dans le monde moderne, les astrologues ne sont pas un tabou superstitieux. Ils deviennent une chose de tous les jours, socialement acceptable, avec une présence de plus en plus médiatique.